Affaire des moines de Tibhirine : qui sont vraiment les coupables ?

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Jean Charle Marchiani a été connu entre autres pour sa participation dans les négociations pour la libération des moines de Tibhirine. L’affaire a échoué puisqu’ils ont été tués, ou plutôt décapités suite à un refus de collaborer de la part du Quai d’Orsay. Le dossier a été rouvert suite à une plainte des proches des victimes, conduisant à la découverte de nouveaux éléments sur l’affaire, mais aussi à de nombreuses questions sur la réelle identité de ceux qui ont commis ce méfait.

Le déroulement des enlèvements et négociations

Le 27 mars 1996, sept moines sont enlevés de leur monastère de Tibhirine, se trouvant à Médéa. Ce n’est qu’un mois après que l’enlèvement est revendiqué par le GIA via son émir, Abou Abderrahmane Amine, alias Djamel Zitouni. Dans un communiqué que le groupe a, il déclarait vouloir libérer les otages en échange de l’élargissement de l’émir Abdelhak Layada condamné pour un attentat contre un journaliste et aussi pour atteinte à la sureté de l’État.

En réponse à la demande de Zitouni, le Quai d’Orsay a refusé de coopérer. Un retour qui déplait énormément au GIA qui exécutera ensuite tous les moines. Une dizaine de jours plus tard, les autorités algériennes affirment avoir retrouvé les corps. Rectification, il s’agissait des têtes des 7 moines et non de leurs corps en entier.

Réouverture de l’affaire

Si les choses ont semblé se tasser après la découverte des têtes, le crime mis sur le dos de la GIA, une plainte portée par les membres de la famille des moines ont conduit à la prise d’une nouvelle enquête en 2003. L’enquête sur place n’est pas possible, Alger soutenant que c’est une affaire qui reste dans leur juridiction. De nouveaux éléments viennent ensuite semer les doutes sur les réels responsables de cet enlèvement et de la mort des moines. D’abord un repenti du GIA qui indique l’emplacement du reste des corps des moines, un autre qui affirme ensuite que c’est Zitouni qui a tout organisé, Omar Sheik ancien émir du GIA qui vient confirmer cela. Sans oublier l’ancien membre des services algériens Abdelkader Tigha qui assure que c’est son service qui a organisé l’enlèvement en collaboration avec le GIA.

Le mystère reste entier sur l’affaire des moines de Tibhirine. Qui est le responsable de leur mort ? Est-ce une bavure des services algériens qu’ils ont essayé de maquiller ou vraiment un coup du GIA et Zitouni ? Les enquêtes se poursuivent pour trouver la vérité.

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