Le Bilan Social Individuel comme outil de communication RH

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Plus de 60% des grandes entreprises françaises l’ont désormais adopté. Les PME se lancent aussi dans l’analyse des rémunérations à destination de leurs salariés. Le BSI peut représenter un moyen pour les entreprises de mettre à plat leur politique de rémunération. Quels sont ses avantages et ses points faibles?

Qu’est-ce que le BSI ?

Le Bilan Social Individuel est principalement un outil de communication RH en direction des salariés. Il présente tous les éléments qui constituent la rémunération, du salaire à la participation à la machine à café (pour les extrêmes). Il est remis tous les ans individuellement à chaque salarié, lors de l’entretien annuel, ou envoyé à son domicile.

Que contient le BSI?

La rémunération ce n’est pas seulement le salaire ! Et le BSI est là pour le démontrer. Il détaille le package de rémunération versé au titre de l’année écoulée, salaires et avantages sociaux que propose l’entreprise tels que:
– Le salaire
– Les primes
– Les cotisations sociales
– L’intéressement et la participation, qui ne sont pas considérés comme une part du salaire
– Les congés et les RTT
– Le CPF (qui remplace le Droit Individuel à la Formation)
– La formation professionnelle
– Les titres restaurant ou la cantine
– L’aide au transport ou la voiture de fonction
– La couverture santé
– La retraite complémentaire
– Le matériel informatique (smartphone et ordinateur)
De plus en plus d’entreprises joignent au BSI des informations sur la législation du travail, souvent opaques pour les salariés (par exemple, la réforme des retraites)

Les atouts du BSI

A travers le travail de pédagogie que nécessite le BSI, l’entreprise pourra choisir la façon dont elle va présenter les différents items qui le composent. Elle s’en servira éventuellement pour valoriser ses engagements sociaux et/ou désamorcer un conflit social en gestation. Elle pourra, par exemple limiter l’impact de faibles augmentations des salaires, en mettant en avant une augmentation des primes d’assurance ou des titres restaurants, qui permettent une défiscalisation tant pour les salariés que pour les entreprises.
En ce sens Kiloutou l’a mis en place avec succès pour lutter contre le turn-over dans son enseigne. En donnant plus de lisibilité aux différents éléments de leur rémunération à ses salariés, le loueur de matériel à divisé son turn-over par deux en 4 ans.

Les salariés
(surtout les cadres) s’en servent de plus en plus lors des entretiens d’embauche afin de comparer les entreprises.

Les partenaires sociaux pourront ainsi disposer d’une meilleure visibilité sur la politique de rémunération.

Les éléments à ne pas négliger pour instaurer le BSI

Le BSI est complexe à mettre en place et nécessite un certain investissement. En effet, les différents éléments qui composent un BSI sont éparpillés dans divers services, et il faut les compiler pour chaque salarié. De plus les salariés peuvent être déstabilisés en se sentant considérés comme une charge pour l’entreprise. Le retour de bâton pourrait être : pourquoi ne me dit-on pas ce que je rapporte à l’entreprise ?
D’où l’intérêt de se faire accompagner par un cabinet spécialisé en politique de rémunération et en conseil RH. Notamment en ce qui concerne la construction d’un outil de collecte des renseignements, l’analyse de ces renseignements et surtout, le plan de communication des résultats, qui ne doit pas être laissé au hasard.
Il faut également penser à former la hiérarchie qui sera en charge du retour de BSI, afin qu’elle en comprenne bien les fondements et les enjeux, tous conseils qui pourront être fournis par un cabinet RH.

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